Vous louez un appartement meublé et le moment de l’état des lieux approche ? Vous cherchez un document simple, complet et légal pour ne rien oublier ? Comment être sûr que votre formulaire est conforme et vous protège bien, que vous soyez propriétaire ou locataire ?
Cet article vous donne un accès direct à des modèles prêts à l’emploi. Vous pouvez télécharger notre modèle d’état des lieux meublé gratuit, aux formats PDF et Word, mis à jour et conforme à la loi Alur pour 2026.
Modèles d’état des lieux meublé à télécharger (PDF et Word)
Plus besoin de chercher. Voici nos deux modèles d’état des lieux pour location meublée. Ils sont complets, gratuits et respectent les dernières réglementations. Choisissez le format qui vous convient le mieux pour votre état des lieux d’entrée ou de sortie.
État des Lieux Meublé PDF
Prêt à imprimer et à remplir sur place. Idéal pour une signature manuscrite.
État des Lieux Meublé Word
Modifiable sur ordinateur. Pratique pour ajouter des commentaires ou des photos.
L’essentiel à savoir sur l’état des lieux meublé en 2026
Avant de remplir le document, il faut comprendre pourquoi il est si important. Depuis la loi Alur du 24 mars 2014, l’état des lieux est devenu obligatoire pour toute location meublée constituant la résidence principale du locataire. Avant cette loi, il y avait un flou juridique, ce qui créait beaucoup de litiges.
Le but de ce document est simple : décrire précisément l’état du logement et de ses équipements à deux moments clés. On fait un état des lieux d’entrée à la remise des clés, et un état des lieux de sortie quand le locataire quitte le logement. La comparaison des deux permet de savoir qui doit payer pour les éventuelles dégradations.
Le principe du contradictoire : Pour être valable, l’état des lieux doit être « contradictoire ». Ça veut dire qu’il doit être rempli et signé par le propriétaire (ou son représentant) ET le locataire, en même temps et au même endroit. Chaque partie conserve un exemplaire identique.
La grande différence avec une location vide, c’est bien sûr les meubles. L’état des lieux pour un meublé inclut un inventaire détaillé du mobilier et de tous les équipements fournis. C’est la partie la plus longue et la plus importante. Il faut vérifier chaque objet, un par un.
Les 9 mentions obligatoires pour un document conforme
Pour qu’un état des lieux soit légalement valide, il ne suffit pas de décrire l’état des murs. Un décret du 30 mars 2016 a fixé une liste de mentions qui doivent absolument apparaître sur le document. Si une de ces informations manque, le document peut être contesté.
Voici la liste des informations à ne jamais oublier :
- 1. Le type d’état des lieux : Il faut préciser s’il s’agit d’un état des lieux d’entrée ou d’un état des lieux de sortie. C’est la première chose à indiquer.
- 2. La date de réalisation : La date exacte à laquelle le document est rempli. Pour l’entrée, c’est le jour de la remise des clés ; pour la sortie, le jour de leur restitution.
- 3. L’adresse du logement : L’adresse complète et précise du bien concerné par la location.
- 4. Le nom des parties : Le nom et le domicile du propriétaire (bailleur) et du locataire. S’il y a un mandataire (agence immobilière), son nom et son siège social doivent aussi figurer.
- 5. Les relevés des compteurs : Le relevé des compteurs individuels de consommation d’eau (chaude et froide) et d’énergie (électricité, gaz). C’est essentiel pour savoir qui paie quoi.
- 6. Le détail des clés : Le nombre et la nature des clés remises au locataire (clés de l’appartement, de la cave, du garage, badge d’immeuble…).
- 7. La description du logement : Pour chaque pièce, il faut décrire l’état des revêtements : sols (parquet, carrelage…), murs (peinture, papier peint…) et plafonds. Utilisez des termes simples : « bon état », « état d’usage », « dégradé », avec des précisions si besoin (« tache sur le mur », « lame de parquet rayée »).
- 8. L’inventaire du mobilier et des équipements : C’est la partie spécifique au meublé. Pour chaque meuble et équipement, il faut noter son état de fonctionnement et d’usure.
- 9. La signature des parties : Le document doit être signé par le locataire et le propriétaire (ou son représentant) à la fin de la visite. Sans les deux signatures, il n’a aucune valeur.
L’inventaire du mobilier : la liste des équipements minimums
Un logement n’est considéré comme « meublé » que s’il contient une liste d’équipements obligatoires, définie par la loi. Le locataire doit pouvoir y dormir, manger et vivre convenablement avec ses seules affaires personnelles. L’inventaire de l’état des lieux doit vérifier la présence et l’état de chacun de ces éléments.
Voici la liste complète que vous devez inspecter :
- Literie : Un lit avec couette ou couverture.
- Dispositif d’occultation des fenêtres : Des volets ou des rideaux dans les chambres.
- Plaques de cuisson : Au moins deux feux, fonctionnels.
- Four ou four à micro-ondes : Un des deux est obligatoire.
- Réfrigérateur : Il doit avoir une partie congélateur (top ou freezer) avec une température maximale de -6°C.
- Vaisselle : Assez d’assiettes, verres, couverts pour que le locataire puisse prendre ses repas.
- Ustensiles de cuisine : Casseroles, poêles, etc.
- Table et sièges : Une table et au moins autant de chaises que le nombre de locataires prévus au bail.
- Étagères de rangement : Des placards ou autres meubles pour ranger les affaires.
- Luminaires : Des ampoules et des douilles fonctionnelles dans chaque pièce.
- Matériel d’entretien ménager : Un balai, une serpillère, un aspirateur (s’il y a de la moquette)…
Conseil pratique : soyez très précis. Ne vous contentez pas d’écrire « canapé : bon état ». Notez la matière, la couleur et le moindre défaut : « Canapé 3 places en tissu gris, bon état général, légère auréole sur l’assise gauche ». Pour l’électroménager, testez-le et notez la marque et le modèle si possible. Plus vous êtes précis, moins il y aura de discussion à la sortie.
Il faut aussi savoir distinguer l’usure normale de la dégradation. C’est la notion de vétusté. Une peinture qui jaunit avec le temps, c’est de l’usure normale. Un trou dans le mur, c’est une dégradation. Le locataire n’est responsable que des dégradations, pas de l’usure qui vient du temps et d’un usage normal du logement et de ses meubles.
Gérer l’état des lieux : entrée, sortie et litiges
L’état des lieux se déroule en deux étapes principales, l’entrée et la sortie. C’est la comparaison entre ces deux documents qui détermine les responsabilités de chacun.
L’état des lieux d’entrée
L’état des lieux d’entrée a lieu le jour de la signature du bail et de la remise des clés. C’est le point de départ. Il faut y consacrer le temps nécessaire, sans se presser. Visitez chaque pièce méthodiquement, du sol au plafond.
N’hésitez pas à tout tester : ouvrez les fenêtres, tirez la chasse d’eau, allumez les plaques de cuisson. Prenez des notes détaillées. C’est dans l’intérêt du locataire d’être le plus précis possible pour ne pas être tenu responsable de dégâts déjà présents. Le propriétaire a lui aussi intérêt à ce que tout soit bien noté pour protéger son bien.
💡 Le conseil en plus : prenez des photos ! En plus du document écrit, prenez des photos datées de chaque défaut que vous constatez (une fissure, une tache, une rayure sur un meuble). Joignez-les à l’état des lieux. En cas de litige, une photo vaut mille mots.
Le locataire a un délai de 10 jours calendaires après la date de l’état des lieux pour demander à le modifier s’il constate un défaut qui n’avait pas été vu. Pour les éléments de chauffage, ce délai est étendu au premier mois de la période de chauffe.
L’état des lieux de sortie
L’état des lieux de sortie est réalisé lorsque le locataire rend les clés. On reprend le document de l’entrée et on compare, point par point, l’état du logement et du mobilier. C’est le moment de constater les éventuelles évolutions.
Si des dégradations sont constatées (au-delà de la vétusté), le propriétaire peut effectuer une retenue sur le dépôt de garantie pour couvrir les frais de réparation. Il doit alors fournir des justificatifs (devis, factures). Si l’état des lieux de sortie est conforme à celui d’entrée, le propriétaire doit restituer le dépôt de garantie intégralement sous un mois.
Que faire en cas de désaccord ?
Parfois, le locataire et le propriétaire ne sont pas d’accord sur la description d’un élément. Que faire si un litige survient pendant l’état des lieux ?
- Ne pas signer : Si une des parties n’est pas d’accord avec ce qui est écrit, elle a le droit de refuser de signer le document. Attention, cela ne bloque pas la location, mais ça complique les choses.
- Faire appel à un commissaire de justice (huissier) : En cas de désaccord persistant, la solution légale est de faire appel à un commissaire de justice. Il réalisera un « constat locatif » qui s’imposera aux deux parties. Le document qu’il établit ne peut pas être contesté.
- Partager les frais : Le coût de l’intervention d’un commissaire de justice est réglementé et doit être partagé par moitié entre le locataire et le propriétaire.
FAQ : Questions fréquentes sur l’état des lieux meublé
Voici les réponses aux questions les plus courantes sur la réalisation d’un état des lieux pour une location meublée.
L’état des lieux est-il payant ?
Non, l’état des lieux est généralement gratuit. Il ne peut pas être facturé au locataire s’il est réalisé directement entre le propriétaire et lui. Si une agence immobilière s’en occupe, elle peut facturer une partie des frais au locataire pour l’état des lieux d’entrée, mais dans la limite d’un plafond de 3€ par m². L’état des lieux de sortie, lui, est toujours gratuit pour le locataire.
Puis-je modifier l’état des lieux après signature ?
Oui, mais sous conditions. Le locataire dispose de 10 jours après la date de signature de l’état des lieux d’entrée pour signaler par lettre recommandée un défaut qu’il n’avait pas vu. Pour les radiateurs et le système de chauffage, ce droit de modification s’étend au premier mois de la période de chauffe.
Qui doit être présent lors de l’état des lieux ?
Le locataire et le bailleur (ou leurs représentants respectifs, comme une agence ou un proche avec une procuration) doivent être présents. L’état des lieux doit être contradictoire, ce qui signifie que les deux parties constatent et valident ensemble les informations inscrites sur le document. Un état des lieux fait par une seule partie n’est pas valable.
Que se passe-t-il en l’absence d’état des lieux ?
C’est une situation à éviter. Si aucun état des lieux d’entrée n’est réalisé, la loi présume que le locataire a reçu le logement en bon état (article 1731 du Code civil). C’est très risqué pour le locataire, car il pourrait être tenu responsable de dégâts déjà présents. Si c’est le propriétaire qui a refusé de le faire, il ne pourra pas prouver les dégradations et ne pourra faire aucune retenue sur le dépôt de garantie.
