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Bail Commercial Modèle : Télécharger Gratuitement

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Vous devez rédiger un contrat de location pour un local commercial ? Vous cherchez un document fiable pour sécuriser votre accord sans faire d’erreur ? Comment être certain que votre bail respecte la loi et inclut toutes les clauses nécessaires ?

Cet article vous donne un accès direct pour télécharger un modèle de bail commercial gratuit, complet et à jour pour 2025, disponible en format Word et PDF. Il vous explique aussi, simplement, chaque point clé du contrat pour que vous puissiez le remplir en toute confiance.

Téléchargez votre modèle de bail commercial gratuit (Word & PDF)

Qu’est-ce qu’un bail commercial (le fameux bail « 3-6-9 ») ?

Un bail commercial est un contrat de location destiné à l’exploitation d’un fonds de commerce. Il s’applique si vous louez un local pour y exercer une activité commerciale, industrielle ou artisanale. Ce n’est pas un bail d’habitation ni un bail professionnel.

On l’appelle souvent « bail 3-6-9 » à cause de sa durée et de ses conditions de résiliation. Voici ce que ça veut dire concrètement :

  • Durée minimale de 9 ans : Le contrat est signé pour une période de neuf ans au minimum. C’est une protection pour le locataire (appelé aussi le « preneur »), qui a le temps de développer son activité.
  • Résiliation tous les 3 ans pour le locataire : Le locataire a le droit de résilier le bail à la fin de chaque période de trois ans (au bout de 3, 6 ou 9 ans). Il doit juste prévenir le propriétaire (le « bailleur ») 6 mois à l’avance.
  • Engagement ferme pour le bailleur : Le bailleur, de son côté, est engagé pour les 9 ans. Sauf cas très rares (comme la démolition de l’immeuble), il ne peut pas mettre fin au bail avant son terme.

L’intérêt principal de ce type de contrat est de protéger le fonds de commerce du locataire. Il lui assure une stabilité et un droit au renouvellement du bail à la fin des 9 ans. Sans ce droit, le bailleur pourrait simplement refuser de renouveler la location, ce qui forcerait le commerçant à déménager et à perdre sa clientèle.

Les 8 clauses essentielles à vérifier dans votre contrat de bail

Un contrat de bail commercial bien rédigé évite les conflits. Avant de signer, vous devez vérifier attentivement plusieurs points. Notre modèle de bail commercial contient toutes ces clauses, mais il est important de comprendre ce que vous signez.

Voici les 8 clauses indispensables à ne jamais oublier :

  • L’identité complète des parties
  • La description du local commercial
  • La destination des lieux (l’activité autorisée)
  • La durée du bail
  • Le montant du loyer et sa révision
  • La répartition des charges, impôts et taxes
  • Le dépôt de garantie
  • La clause résolutoire

L’identité des parties (Bailleur et Preneur)

La première chose à faire est d’identifier clairement qui signe le contrat. La rédaction doit être précise pour que le contrat de bail commercial soit valable. Vous devez indiquer :

Pour le bailleur (le propriétaire) et le preneur (le locataire) :
– S’il s’agit d’une personne physique : nom, prénom, date de naissance, adresse.
– S’il s’agit d’une société : dénomination sociale, forme juridique (SARL, SAS…), adresse du siège social, numéro SIREN et nom du représentant légal qui signe.

La description précise du local

Le contrat doit décrire le local loué le plus précisément possible. Ne vous contentez pas de l’adresse. Indiquez la surface, l’étage, et listez toutes les pièces et annexes comprises dans la location : boutique, arrière-boutique, cave, parking, etc. Une description claire évite les discussions sur ce qui est inclus ou non dans le bail.

La destination des lieux (l’activité autorisée)

C’est une clause fondamentale. Elle définit précisément l’activité que le locataire a le droit d’exercer dans le local. Par exemple, « vente de vêtements et accessoires » ou « restauration rapide sans extraction ».

Attention : Une clause « tous commerces » offre plus de liberté au locataire, mais peut être moins appréciée du bailleur. Si la clause est restrictive, le locataire ne pourra pas faire de changement d’activité sans l’accord écrit du propriétaire. Un non-respect de cette clause peut entraîner la résiliation du bail commercial.

La durée du bail et les conditions de renouvellement

Comme expliqué plus haut, la durée du bail commercial est de 9 ans minimum. Le contrat doit le mentionner clairement. Il doit aussi préciser les conditions du droit au renouvellement du bail pour le locataire. À la fin des 9 ans, si aucune des parties ne se manifeste, le bail se prolonge tacitement pour une durée indéterminée.

Le loyer et les modalités de révision

Le contrat doit fixer le montant du loyer initial, hors charges. Il doit aussi indiquer comment et quand il sera payé (par exemple, « le 5 de chaque mois, par virement »).

Le loyer d’un bail commercial peut être révisé tous les 3 ans. Cette révision est encadrée par la loi et se base sur des indices publiés par l’INSEE : l’ILC (Indice des Loyers Commerciaux) pour les activités commerciales ou artisanales, et l’ILAT (Indice des Loyers des Activités Tertiaires) pour les autres. Le contrat doit préciser quel indice s’applique.

La répartition des charges, impôts et taxes

La loi Pinel de 2014 a clarifié la répartition des charges dans un bail commercial. Le contrat doit lister de manière précise et limitative toutes les charges, taxes et impôts que le locataire devra rembourser au bailleur.

En général, le locataire paie :

  • Les dépenses d’entretien courant du bâtiment.
  • Les consommations d’eau, d’électricité, etc.
  • Une partie des impôts et taxes comme la taxe foncière ou la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.

Le bailleur, lui, garde à sa charge les « grosses réparations » (murs, toiture…) et les honoraires de gestion des loyers. Un inventaire précis dans le bail commercial évite les mauvaises surprises.

Le dépôt de garantie

Le dépôt de garantie est une somme d’argent versée par le locataire au bailleur au moment de la signature. Son but est de couvrir d’éventuels manquements du locataire (loyers impayés, dégradations…).

Le montant du dépôt de garantie est libre, mais en pratique il correspond souvent à 3 mois de loyer hors charges. Si le dépôt de garantie dépasse 2 termes de loyer, le bailleur doit verser des intérêts au locataire. Cette somme est restituée à la fin du bail si le locataire a rempli toutes ses obligations.

La clause résolutoire en cas de manquement

Cette clause est une sécurité pour le bailleur. Elle prévoit que le bail commercial sera résilié automatiquement si le locataire ne respecte pas ses obligations. Le cas le plus fréquent est le non-paiement du loyer ou des charges.

Pour être appliquée, le bailleur doit d’abord envoyer un commandement de payer par huissier. Si le locataire ne régularise pas sa situation dans le mois qui suit, le bailleur peut saisir le tribunal pour faire constater la résiliation du bail et obtenir l’expulsion.

Les annexes obligatoires à joindre au bail commercial

Quand vous allez signer le bail commercial, le contrat seul ne suffit pas. Le bailleur doit fournir plusieurs documents qui doivent être annexés au bail. Ces annexes sont obligatoires et protègent le locataire en lui donnant une information complète sur le local.

Un état des lieux d’entrée doit aussi être réalisé. Il est obligatoire et doit être joint au contrat. Il décrit l’état du local à l’arrivée du locataire. Il sera comparé à l’état des lieux de sortie pour déterminer les éventuelles réparations à la charge du locataire.

Voici les principaux diagnostics à fournir :

Annexe Obligatoire si… Point de vigilance
Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) Toujours obligatoire, sauf quelques exceptions. Doit dater de moins de 10 ans. Une mauvaise note (F ou G) peut interdire l’augmentation du loyer.
État des Risques et Pollutions (ERP) Le bien se situe dans une zone à risques (inondation, sismique…). Doit dater de moins de 6 mois au moment de la signature.
Diagnostic Amiante Le permis de construire du bâtiment est antérieur au 1er juillet 1997. Informe sur la présence ou l’absence d’amiante dans les matériaux.
Annexe environnementale La surface du local dépasse 2 000 m². Le bailleur et le locataire doivent se communiquer les informations sur la consommation d’énergie.

Modèle gratuit ou acte par un notaire : que choisir ?

Vous avez deux options pour formaliser votre bail commercial : l’acte sous seing privé ou l’acte authentique.

Notre modèle de bail commercial à télécharger est un acte sous seing privé. Cela veut dire qu’il est rédigé et signé directement entre le bailleur et le locataire, sans l’intervention d’un officier public. C’est la solution la plus simple, la plus rapide et la moins chère. Pour la majorité des locations commerciales, c’est tout à fait suffisant et juridiquement valable.

L’acte sous seing privé est parfaitement légal. Il engage les deux parties dès sa signature. Son principal inconvénient est qu’en cas de loyers impayés, le bailleur doit d’abord obtenir un jugement avant de pouvoir faire appel à un huissier pour une saisie.

L’autre option est l’acte authentique, rédigé par un notaire. Cette solution est plus coûteuse mais offre une sécurité juridique supérieure. L’acte notarié a « force exécutoire ». Cela signifie qu’en cas d’impayés, le bailleur n’a pas besoin de passer devant un juge pour engager une procédure de recouvrement forcé.

Alors, que choisir ?

  • Utilisez un modèle de bail (acte sous seing privé) pour les situations simples, avec des enjeux financiers modérés et une bonne confiance entre les parties.
  • Passez par un notaire (acte authentique) pour des locaux de grande valeur, des baux avec des clauses très spécifiques ou si vous voulez une sécurité maximale en tant que bailleur.

FAQ – Bail Commercial Modèle

Un modèle gratuit de bail commercial est-il suffisant juridiquement ?

Oui, un modèle de bail commercial gratuit est juridiquement valable à condition qu’il soit complet et à jour des dernières lois, notamment la loi Pinel. Il s’agit d’un acte sous seing privé qui engage les signataires. Notre modèle inclut toutes les clauses obligatoires pour sécuriser la relation entre bailleur et locataire.

Quelles sont les clauses les plus importantes à vérifier pour un bailleur ?

Pour un bailleur, les trois clauses les plus critiques sont :
1. La destination des lieux, pour contrôler l’activité exercée.
2. La répartition des charges, pour s’assurer que le locataire rembourse bien ce qu’il doit.
3. La clause résolutoire, pour pouvoir récupérer son bien rapidement en cas de non-paiement du loyer.

Comment fixer le montant du loyer ?

Le montant du premier loyer est fixé librement entre le bailleur et le locataire. Pour être juste, il est conseillé de se renseigner sur les prix du marché dans le même secteur pour un local commercial similaire. Vous pouvez consulter des annonces en ligne ou demander l’avis d’une agence immobilière spécialisée.

Faut-il obligatoirement faire un état des lieux ?

Oui, depuis la loi Pinel, l’état des lieux est obligatoire à l’entrée et à la sortie du locataire. Il doit être fait de manière contradictoire (en présence des deux parties ou de leurs représentants) et être joint au contrat de bail. S’il n’est pas fait, le locataire est présumé avoir reçu le local en bon état, ce qui peut être très défavorable pour lui.

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